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Paradise

Label : Lollipop Records

supports : CD/LP

date de sortie : 06 novembre 2006

ASIN : B000JCDTTS

 

Écouter des extraits musicaux



Présentation de Petit Vodo

Paradise fait sûrement partie de ces albums que l'on dit plus "matures". Le son est soigné mais l'esprit est toujours là. J'ai commencé à écrire cet album en juin 2005. Son accouchement n'aura cette fois duré qu'une année (ce qui est rare chez moi) mais pas au déficit de la qualité je crois. Vous allez découvrir un Petit Vodo différent avec des "vraies" chansons dedans (ha, ha, ha !). Le single est "Please Sister". Mais ça sera au public plus qu'à moi d'en décider. Ma chanson préférée est "Don't You Know ?".
La version vinyl offre un titre de plus que le CD (intitulé "LowDownDay") et une pochette sensiblement différente, ce qui fait de l'objet un collector.


Commentaires du webmaster

Pour ce quatrième album, Petit Vodo semble apaisé, serein, à l'image épurée de la pochette de ce beau digipack. Cet album est-il celui de la maturité ? En tout cas, Petit Vodo fait montre d'une aisance et d'un savoir faire en matière de Punk Blues !
Toujours chargé en émotion, il nous invite à un voyage à travers les USA, ceux du rêve américain, des grands espaces, des Cow Boys du Far West, des Riverboats du Mississippi. Les titres s'enchaînent et ne se ressemblent pas.
Ci et là un rock bien gras ("Updownday", "A Black Girl In My Heart"), lorgnant sur le garage ("Right And Lovely Sorrows", "Faraway From Home"), oppressant à la Tom Waits (l'excellent "Poordavycrockettravels") ou librement inspiré de Lou Reed ("Please Sister"). Sur un rythme lancinant, nous avons même droit à un prêche possédé digne de Malcom X ("Skip James At Paradise").
Quelques bouffées de légèreté viennent aérer l'ensemble : muni juste d'une guitare acoustique et d'un bottleneck (vous savez, le petit tube en métal placé sur un doigt gauche du guitariste, cher à Ben Harper), Petit Vodo nous réjouit de trois titres folk blues enlevés, le sautillant "Don't You Know ?", le countrysant "Down Town" et l'obsédant "What I Play" tout en slide.
Cette escapade yankee se termine par une ballade à l'atmosphère western à la Calexico : on s'imagine à bord d'une locomotive à vapeur (l'harmonica de "The One For Me") qui traverse le désert et nous amène aux pieds de Monument Valley... [jAm]


Chroniques de presse

Abus Dangereux #103 (dec/jan 2008)
Le lutin Bordelais a posé ses valoches chez Lollipop. Et son bricolo-blues électrique ne s'est jamais aussi bien porté ! Nous n'aurions pas parié un bock de Tourtel tiède sur une telle alliance. Tant pis pour nous ! Depuis on ne manque jamais de se flageller comme il se doit à l'écoute de ces mugissements salaces, de ces grognements entendu et de ce son de guitare plus collant que du goudron chaud. Sait y faire le Vodo, qui fait chanter fille et bluesmen morts avec la même ferveur. Et puis quelqu'un capable d'offrir le Paradis à ce bon vieux Skip James mérite largement le respect de ses contemporains. Dont acte. [Alain Feydri]

...491 #123 (février 2007)
Petit Vodo est de retour pour un petit bout de paradis sonore. En effet, si vous êtes adepte de la musique du diable, Paradise ne vous laissera pas insensible. Mélange de blues roots en provenance du delta du Mississipi et d'influences plus rock, ce nouvel album en surprendra plus d'un. On retrouve tous les ingrédients des précédents disques, avec en plus de vrais intervenants venus apporter leur savoir-faire. Un travail de studio qui dénote par rapport aux prestations scéniques de monsieur Vodo, certes, mais n'est-ce pas le but ? Parfois, entre les morceaux, la voix de plusieurs bluesmen du label Fat Possum vient enrober l'ensemble. Ça, c'est pour la forme. Mais attention, ce qu'il faut retenir de ce nouvel album, c'est l'ambiance, le fond quoi ! Sale, acoustique ou métallique, primitif, mais pourtant terriblement prenant. [FP]

longueurdondes.com (21/02/2007)
Dix ans que l'homme-orchestre arpente les chemins du blues déjanté et expérimental. Aujourd'hui ouvert aux autres, il peut compter sur une pléiade d'invité, dont Guillaume, l'un des deux The Film, formation avec qui Petit Vodo partage un même port d'attache, à savoir Bordeaux. Musicalement parlant, ce disque triture les racines du blues, notamment en samplant quelques-uns de ses plus vénérables représentants (RL Burnside, T-Model Ford...). A l'écoute, on est d'abord surpris par l'entraînant et classique "Updownday" puis séduit par "Please sister", un titre à la Frank Black. L'identité de Petit Vodo tient beaucoup à sa voix profonde. Elle fait ressurgir les fantômes du Mississipi. On tape du pied à l'américaine, sur des rythmes très country, ou l'on écoute, avec une once de frayeur, les incantations inspirées de ce surprenant petit Tom Waits à la française ("Skip James at paradise"). [Patrick Auffret]

Punk Rawk #34 (octobre 2006)
On est étonné par la flexibilité d'un groupe composé d'un seul homme, si brillant soit-il. Il est communément admis que le socle commun du Girondin est le blues. On a vu précédemment que ça ne l'empêchait pas de prospecter au-delà. Paradise est bluesy avec quelques incursions rock. Comme si le Bordelais était de plus en plus conscient que le champ est suffisamment large pour ne pas piétiner. Il y découvre de nouvelles régions inexplorées en utilisant une méthode d'une absolue punkitude. Grandiose ! [PF]

Rock One # 26 (novembre 2006)
Il faut un sens de l'imagination développé pour établir un parallèle entre le Delta du Mississippi et les berges de la Garonne. Ou un sacré toupet, au choix. Si vous avez du mal à conceptualiser, on conseille l'écoute du nouvel album du Girondin. Le one man band bordelais propose un repli sur lui-même. Il convie David Crockett à partager sa tente et son frugal repas. Le retour au blues, qu'il n'a jamais vraiment quitté, est une forme d'aveu de puissance. Il propose une revue d'effectifs de façon ludique, à l'aide de petites touches et de clins d'œil. On salue respectueusement John Lee Hooker sur "A Black Girl In My Heart" alors que la chanson est plutôt à rapprocher du Blues Explosion. Pour une fois qu'on associe "paradis" à "blues" ! [Dick Stephanos]

Les Inrockuptibles #574 (28/11/2006)
Un Bordelais furieux confond Gironde et Mississippi : blues et déviant.
On a le grand Ouest qu’on peut : Petit Vodo a Bordeaux, ça commence comme “bordel”, et ça sonne exactement comme ça. Un furieux boxon de l’Ouest, où ce one-man-band borgne et possédé jouerait dans un coin, bave aux lèvres et œil lubrique pendant que partouzeraient quelques fameux hors-la-loi du binaire, quelques illustres desperados du blues déviant – de Jon Spencer à Dr John en passant par la famille entière des mécréants du label Fat Possum.
La Gironde fera ici un crédible Mississippi où souiller ces blues enragés, où baptiser ces gospels déglingués, avant de twister sous la pleine lune sur ces rythmes écorchés aux genoux, hagards et pourtant rigolards. Aux heures sombres de l’esclavage, Bordeaux envoyait à la chaîne des Africains vers l’Amérique. Par effet boomerang, c’est aujourd’hui leur musique, ivre de rage et de mauvais sang, que Bordeaux se prend en pleine gueule.
[Jean-Daniel Beauvallet]

Rock Sound #152 (décembre 2006)
Il y a ce petit jeu sadique qui consiste à voir combien de temps Petit Vodo va encore tenir seul pour foutre tout ce bordel. Sur disque, il ne laisse personne s'approcher, des fois qu'on lui salisse les doubles-croches. Enfant gâté ! Gâté et doué ! Le Bordelais est capable de rivaliser avec le Blues Explosion à lui seul, on l'a régulièrement vu lors des disques précédents. Et qui dit blues… dit blues. Avec Paradise, Petit Vodo n'exécute pas de volte-face, il revient à ses premiers amours tout en restant dissipé. L'étalon est peut-être revenu à l'écurie, mais il n'est pas encore dompté. Plus il prend de coups de cravache, plus il rue des quatre fers, l'animal ! Si vous pensez que Paradise est plus sage, méfiez-vous, ce n'est qu'une impression. [PF]

Abus Dangereux #100 (mars/avril 2007)
Je ne suis pas sûre que l'ordre des morceaux rende justice à ce nouvel album de Petit Vodo, à moins que ce soit une manière sournoise d'approcher les fans qui voudraient qu'il soit là où ils l'attendent alors qu'il est déjà ailleurs. Les voix éraillées des vieux bluesmen chaperonnent le petit français sur la moitié de l'album, bien qu'il ait trouvé la porte de sortie à cet electro blues qui lui colle aux converses depuis bientôt dix ans. Tel un Tom Waits (encore) juvénile, Petit Vodo écorche sa voix sur les cordes acérées de ses guitares, essayant de maitriser non pas une, mais deux batteries, lourdes et teigneuses. Mais piétinant son image de "one man blues explosion band", Petit Vodo s'envole plusieurs fois sur les ailes de faux traditionnels acoustiques, juste une guitare et lui (et un coq ! ), vient titiller la pop avec le refrain addictif de "Please Sister", donne une place de choix aux filles qui l'accompagnent à la batterie et au chant, avant de porter le coup de grâce avec le sombre et entêtant "Skip James at Paradise" qu'on ne se lasse pas d'écouter en boucle. [C]


Où l'acheter ?

sur Internet : Amazon.fr, fnac.com, Alapage.com... et bien sûr chez LOLLIPOP RECORDS 7 Impasse Monségur 13016 MARSEILLE France
Ph / Fax : 33.(0).4.91.03.74.02 http://lollipop.records.free.fr/
lollipop.records@wanadoo.fr

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