Présentation de Petit Vodo
Paradise
fait sûrement partie de ces albums que l'on dit plus "matures".
Le son est soigné mais l'esprit est toujours là. J'ai commencé
à écrire cet album en juin 2005. Son accouchement n'aura
cette fois duré qu'une année (ce qui est rare chez moi)
mais pas au déficit de la qualité je crois. Vous allez découvrir
un Petit Vodo différent avec des "vraies" chansons dedans
(ha, ha, ha !). Le single est "Please Sister". Mais ça
sera au public plus qu'à moi d'en décider. Ma chanson préférée
est "Don't You Know ?".
La version vinyl offre un titre de plus que le CD (intitulé "LowDownDay")
et une pochette sensiblement différente, ce qui fait de l'objet
un collector.
Commentaires
du webmaster
Pour ce quatrième album, Petit Vodo semble apaisé, serein,
à l'image épurée de la pochette de ce beau digipack.
Cet album est-il celui de la maturité ? En tout cas, Petit Vodo
fait montre d'une aisance et d'un savoir faire en matière de Punk
Blues !
Toujours chargé en émotion, il nous invite à un voyage
à travers les USA, ceux du rêve américain, des grands
espaces, des Cow Boys du Far West, des Riverboats du Mississippi. Les
titres s'enchaînent et ne se ressemblent pas.
Ci et là un rock bien gras ("Updownday", "A Black
Girl In My Heart"), lorgnant sur le garage ("Right And Lovely
Sorrows", "Faraway From Home"), oppressant à la
Tom Waits (l'excellent "Poordavycrockettravels") ou librement
inspiré de Lou Reed ("Please Sister"). Sur un rythme
lancinant, nous avons même droit à un prêche possédé
digne de Malcom X ("Skip James At Paradise").
Quelques bouffées de légèreté viennent aérer
l'ensemble : muni juste d'une guitare acoustique et d'un bottleneck (vous
savez, le petit tube en métal placé sur un doigt gauche
du guitariste, cher à Ben Harper), Petit Vodo nous réjouit
de trois titres folk blues enlevés, le sautillant "Don't You
Know ?", le countrysant "Down Town" et l'obsédant
"What I Play" tout en slide.
Cette escapade yankee se termine par une ballade à l'atmosphère
western à la Calexico : on s'imagine à bord d'une locomotive
à vapeur (l'harmonica de "The One For Me") qui traverse
le désert et nous amène aux pieds de Monument Valley...
[jAm]
Chroniques de presse
Abus
Dangereux #103 (dec/jan 2008)
Le lutin Bordelais a posé ses valoches chez Lollipop. Et son bricolo-blues
électrique ne s'est jamais aussi bien porté ! Nous n'aurions
pas parié un bock de Tourtel tiède sur une telle alliance.
Tant pis pour nous ! Depuis on ne manque jamais de se flageller comme
il se doit à l'écoute de ces mugissements salaces, de ces
grognements entendu et de ce son de guitare plus collant que du goudron
chaud. Sait y faire le Vodo, qui fait chanter fille et bluesmen morts
avec la même ferveur. Et puis quelqu'un capable d'offrir le Paradis
à ce bon vieux Skip James mérite largement le respect de
ses contemporains. Dont acte. [Alain Feydri]
...491 #123 (février
2007)
Petit Vodo est de retour pour un petit bout de paradis sonore. En effet,
si vous êtes adepte de la musique du diable, Paradise ne vous laissera
pas insensible. Mélange de blues roots en provenance du delta du
Mississipi et d'influences plus rock, ce nouvel album en surprendra plus
d'un. On retrouve tous les ingrédients des précédents
disques, avec en plus de vrais intervenants venus apporter leur savoir-faire.
Un travail de studio qui dénote par rapport aux prestations scéniques
de monsieur Vodo, certes, mais n'est-ce pas le but ? Parfois, entre les
morceaux, la voix de plusieurs bluesmen du label Fat Possum vient enrober
l'ensemble. Ça, c'est pour la forme. Mais attention, ce qu'il faut
retenir de ce nouvel album, c'est l'ambiance, le fond quoi ! Sale, acoustique
ou métallique, primitif, mais pourtant terriblement prenant. [FP]
longueurdondes.com
(21/02/2007)
Dix ans que l'homme-orchestre arpente les chemins du blues déjanté
et expérimental. Aujourd'hui ouvert aux autres, il peut compter
sur une pléiade d'invité, dont Guillaume, l'un des deux
The Film, formation avec qui Petit Vodo partage un même port d'attache,
à savoir Bordeaux. Musicalement parlant, ce disque triture les
racines du blues, notamment en samplant quelques-uns de ses plus vénérables
représentants (RL Burnside, T-Model Ford...). A l'écoute,
on est d'abord surpris par l'entraînant et classique "Updownday"
puis séduit par "Please sister", un titre à la
Frank Black. L'identité de Petit Vodo tient beaucoup à sa
voix profonde. Elle fait ressurgir les fantômes du Mississipi. On
tape du pied à l'américaine, sur des rythmes très
country, ou l'on écoute, avec une once de frayeur, les incantations
inspirées de ce surprenant petit Tom Waits à la française
("Skip James at paradise"). [Patrick Auffret]
Punk
Rawk #34
(octobre 2006)
On
est étonné par la flexibilité d'un groupe composé
d'un seul homme, si brillant soit-il. Il est communément admis
que le socle commun du Girondin est le blues. On a vu précédemment
que ça ne l'empêchait pas de prospecter au-delà. Paradise
est bluesy avec quelques incursions rock. Comme si le Bordelais était
de plus en plus conscient que le champ est suffisamment large pour ne
pas piétiner. Il y découvre de nouvelles régions
inexplorées en utilisant une méthode d'une absolue punkitude.
Grandiose ! [PF]
Rock
One # 26 (novembre 2006)
Il faut un sens de l'imagination développé pour établir
un parallèle entre le Delta du Mississippi et les berges de la
Garonne. Ou un sacré toupet, au choix. Si vous avez du mal à
conceptualiser, on conseille l'écoute du nouvel album du Girondin.
Le one man band bordelais propose un repli sur lui-même. Il convie
David Crockett à partager sa tente et son frugal repas. Le retour
au blues, qu'il n'a jamais vraiment quitté, est une forme d'aveu
de puissance. Il propose une revue d'effectifs de façon ludique,
à l'aide de petites touches et de clins d'œil. On salue respectueusement
John Lee Hooker sur "A Black Girl In My Heart" alors que la
chanson est plutôt à rapprocher du Blues Explosion. Pour
une fois qu'on associe "paradis" à "blues"
! [Dick Stephanos]
Les
Inrockuptibles #574 (28/11/2006)
Un Bordelais furieux confond Gironde et Mississippi : blues et déviant.
On a le grand Ouest qu’on peut : Petit Vodo a Bordeaux, ça
commence comme “bordel”, et ça sonne exactement comme
ça. Un furieux boxon de l’Ouest, où ce one-man-band
borgne et possédé jouerait dans un coin, bave aux lèvres
et œil lubrique pendant que partouzeraient quelques fameux hors-la-loi
du binaire, quelques illustres desperados du blues déviant –
de Jon Spencer à Dr John en passant par la famille entière
des mécréants du label Fat Possum.
La Gironde fera ici un crédible Mississippi où souiller
ces blues enragés, où baptiser ces gospels déglingués,
avant de twister sous la pleine lune sur ces rythmes écorchés
aux genoux, hagards et pourtant rigolards. Aux heures sombres de l’esclavage,
Bordeaux envoyait à la chaîne des Africains vers l’Amérique.
Par effet boomerang, c’est aujourd’hui leur musique, ivre
de rage et de mauvais sang, que Bordeaux se prend en pleine gueule.
[Jean-Daniel Beauvallet]
Rock
Sound #152 (décembre
2006)
Il y a ce petit jeu sadique qui consiste à voir combien de temps
Petit Vodo va encore tenir seul pour foutre tout ce bordel. Sur disque,
il ne laisse personne s'approcher, des fois qu'on lui salisse les doubles-croches.
Enfant gâté ! Gâté et doué ! Le Bordelais
est capable de rivaliser avec le Blues Explosion à lui seul, on
l'a régulièrement vu lors des disques précédents.
Et qui dit blues… dit blues. Avec Paradise, Petit Vodo
n'exécute pas de volte-face, il revient à ses premiers amours
tout en restant dissipé. L'étalon est peut-être revenu
à l'écurie, mais il n'est pas encore dompté. Plus
il prend de coups de cravache, plus il rue des quatre fers, l'animal !
Si vous pensez que Paradise est plus sage, méfiez-vous,
ce n'est qu'une impression. [PF]
Abus
Dangereux #100
(mars/avril 2007)
Je
ne suis pas sûre que l'ordre des morceaux rende justice à
ce nouvel album de Petit Vodo, à moins que ce soit une manière
sournoise d'approcher les fans qui voudraient qu'il soit là où
ils l'attendent alors qu'il est déjà ailleurs. Les voix
éraillées des vieux bluesmen chaperonnent le petit français
sur la moitié de l'album, bien qu'il ait trouvé la porte
de sortie à cet electro blues qui lui colle aux converses depuis
bientôt dix ans. Tel un Tom Waits (encore) juvénile, Petit
Vodo écorche sa voix sur les cordes acérées de ses
guitares, essayant de maitriser non pas une, mais deux batteries, lourdes
et teigneuses. Mais piétinant son image de "one man blues
explosion band", Petit Vodo s'envole plusieurs fois sur les ailes
de faux traditionnels acoustiques, juste une guitare et lui (et un coq
! ), vient titiller la pop avec le refrain addictif de "Please Sister",
donne une place de choix aux filles qui l'accompagnent à la batterie
et au chant, avant de porter le coup de grâce avec le sombre et
entêtant "Skip James at Paradise" qu'on ne se lasse pas
d'écouter en boucle. [C]
Où l'acheter ?
sur Internet
: Amazon.fr, fnac.com, Alapage.com...
et bien sûr chez LOLLIPOP RECORDS
7 Impasse Monségur
13016 MARSEILLE
France
Ph / Fax : 33.(0).4.91.03.74.02
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lollipop.records@wanadoo.fr
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