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Monom #

label : Butcher's Wig Records

support : CD

date de sortie : 2008

 

Écouter des extraits musicaux


 
 

Avis du webmaster

Paru en 1998, "Monom" est le tout premier témoignage discographique de Petit Vodo. Tout d’abord, mini-album de 9 titres enregistré et mixé chez les Noir Désir en 3 jours et 4 nuits, il est repris quelques mois plus tard, à la sauce anglaise par le label Butcher's Vig : l’ensemble est remasterisé et augmenté de 5 titres dont 2 inédits, avec une pochette spéciale UK ; il est alors rebaptisé "Monom #". A l’occasion du 10ème anniversaire de sa sortie, le CD se trouve à nouveau augmenté d’un titre inédit bonus "Five Men" assorti d’une nouvelle pochette. Voilà, pour l’histoire de l’objet, et la musique ? me direz-vous ;
Et bien c’est tout simplement l’histoire d’un mec qui adore le Blues originel, les collages de Beck à ses des débuts et la fureur du Jon Spencer Blues Explosion (qui contrairement à ce que pourrait faire penser le nom, ne joue pas du blues) et qui décide de monter sur scène, seul, avec une batterie devant lui, une guitare dans les mains, un sampler à proximité, un harmonica, et bien sûr un micro pour chanter, et voilà qu’il éructe, joue de tous les instruments en même temps, pour recracher toutes ses influences à un rythme frénétique, endiablé. Ce CD c’est tout simplement le reflet des prestations live de Petit Vodo de l’époque. Complètement déjanté, pétri de larsens et de voix samplées, tout est envoyé sans état d'âme, sans souci d'arrondir ou de vernir le résultat. La démarche est totalement punk. Les sons et les mélodies s'entrechoquent avec violence sur un tempo syncopé. C’est sauvage, rapide, trash et jouissif, car irrémédiablement, ça fait hocher de la tête et taper du pied.

[ jAm ]

 

Les autres versions

 

Monom #

Butcher's Wig

(CD - 1999)

 

Sortie sur le label anglais Butcher's Wig, l'édition française se trouve augmentée de 5 titres avec un nouvel artwork.
14 tracks : Timber Bo • Special Secator • Kingdomgirl • Matchbox Mine • John's Meetings • Kid Bros • Border Line • Try To Fly •Somebody's Dream • Family Things • About My Gun • The Girl In The Screen • Morning Train • Very Special Secator •

 
 
 

Monom

Vicious Circle/PIAS

(MCD 20’ - 1998)

 

Le tout premier mini-album enregistré et mixé chez les Noir Désir en 3 jours et 4 nuits !
9 titres : Timber Bo - Special Secator - Kingdomgirl - Matchbox Mine - John's Meetings - Border Line - Try To Fly - Happy Club - Somebody's Dream

 
 

Monom

Vicious Circle

(33 RPM - 1998)

 

Version rare du MCD en vinyl avec 3 titres inédits supplémentaires. Tirage limité à 200 exemplaires avec une pochette spéciale.  A l'époque, ces trois titres étaient inédits en France et on ne les trouvait que sur cette version 33 tours.
12 titres :
Timber Bo - Special Secator - Kingdomgirl - Matchbox Mine - John's Meetings - Border Line - Try To Fly - Happy Club - Somebody's Dream - About My Gun - The Girl in The Screen - Very Special Sécator

 

Chroniques de presse

RAGE - novembre 1998
Ce Rémi Bricka d'un blues décharné, affiche une énergie viscérale et dépouillée qui rappelle aussi bien Jon Spencer, les Cramps, Doo Rag que tous ces bluesmen qui ont, de Bo Diddley à Lightnin' Hopkins en passant par Howlin' Wolf, arboré avec fierté et déterminisme la crasse qu'ils avaient sous les ongles. Ni bête de foire, ni homme orchestre d'un vaste foutoir, il propose un barnum jouissif où le blues complètement déjanté et pétri de larsens flirte aussi bien avec la liberté inhérente au free jazz qu'avec une relecture libre, mais pas impie, d'un rock'n'roll des 50's ou des 60's. Tout est envoyé sans états d'âme, sans souci d'arrondir ou de vernir le résultat. Basé sur de l'improvisation, on sent que tout cherche à tutoyer et donc à refléter ses instincts mais aussi qu'étant seul, il ne peut pas faire exploser tous les carcans qu'il aimerait. Il s'auto-sample, réalise d'éventuels remixes techno, ponce ses titres à la toile de bure et sait que la vraie magie des choses réside à un stade où elles ne sont pas encore dégrossies. Tout n'a donc été enregistré qu'en une seule prise. Lâché comme un jet de chique. Au final, ce disque est un document sonore brut de brut. Un truc qui file la gaule.

BBN - juin 1999
Après le duo déjanté Dèche Dans Face, voici un one-man-band bordelais à la démarche pour le moins surprenante et atypique. Imaginez un homme orchestre, jouant simultanément de la batterie, de la guitare, de l'harmonica, qui chante et bidouille ses radios en direct. Vous aurez alors une petite idée de son premier album Monom. Enregistré l'hiver dernier chez lui, son rock'n'roll sale et débraillé oscille entre Jon Spencer Blues Explosion et Beck. Ici tout est brut de brut, comme une sorte de rock primaire exécuté de main de maître par ce fou furieux, où s'entrechoquent avec violence des sons et mélodies braques et sauvages. Du trash au hardcore en passant par le blues, Petit Vodo s'amuse avec le son et les voix samplées, nous emmènant dans un univers totalement original. Son album est une sélection du FAIR 99. Vous pourrez le juger sur pièces aux Eurockéennes de Belfort le 8 juillet. En attendant la sortie de Monom va retourner tous les amateurs du genre.

Rock Sound - novembre 1998
Désormais entre Veau d'Or et vaudou, il y aura Vodo. Renommée Petit en raison d'une taille inversement proportionnelle à son culot. Faut le voir pour le croire ! L'est tout seul l'animal et utilise simultanément guitare, batterie et une pointe d'harmonica tandis qu'avec sa main restée libre, il a au moins trois bras, il actionne un vieux poste de radio ou des bandes préenregistrées. Résultat ce "Monom" palpitant, mis en boîte en une prise unique, mariage marécageux entre Jon Spencer, Hasil Hadkins et le blues des origines intercepté quelques part entre Chess et le Delta. Tout ça sonne plus vrai que nature même si Petit Vodo est plus familier des eaux boueuses de la Gironde que celles du Mississippi. Rien ne vaut l'intuitif ! Un exemple qui parle où l'inventivité fait largement oublier la modestie des moyens ! [Alain Feydri]

RAGE - novembre 1998
Court sur patte, mais nerveux du poignet, Petit Vodo s'inscrit dans la tradition du one man groupe. Ce touche à tout, seul employé d'une usine à la chaîne (il joue de tout : batterie, guitare, harmonica, chante, bidouille ses radios, éructe...) vient de Bordeaux où il s'est déjà distingué avec des démos fabuleuses. Après une ribambelle de premières parties éclectiques (en vrac, Joseph Arthur, Noir Désir, Big Soul, Dolly, Urban Dance Squad, Belly Button, Seven Hate, il sort "Monom", son mini Lp sur Vicious Circle (Distribution Pias). Un 9 titres disponible aussi en version vinyle bonus (plus 2) qui devait à l'origine n'en comporter que 4 mais qui, créativité oblige s'est soldé par une bande de 14 compos. Ce Rémi Bricka d'un blues décharné, affiche une énergie viscérale et dépouillée qui rappelle aussi bien Jon Spencer, les Cramps, Doo Rag que tous ces bluesmen qui ont, de Bo Diddley à Lightnin' Hopkins en passant par Howlin' Wolf, arboré avec fierté et déterminisme la crasse qu'ils avaient sous les ongles. Ni bête de foire, ni homme orchestre d'un vaste foutoir, il propose un barnum jouissif où le blues complètement déjanté et pétri de larsens flirte aussi bien avec la liberté inhérente au free jazz qu'avec une relecture libre, mais pas impie, d'un rock'n'roll des 50's ou des 60's. Tout est envoyé sans états d'âme, sans souci d'arrondir ou de vernir le résultat. Basé sur de l'improvisation, on sent que tout cherche à tutoyer et donc à refléter ses instincts mais aussi qu'étant seul, il ne peut pas faire exploser tous les carcans qu'il aimerait. Il s'auto-sample, réalise d'éventuels remixes techno, ponce ses titres à la toile de bure et sait que la vraie magie des choses réside à un stade où elles ne sont pas encore dégrossies. Tout n'a donc été enregistré qu'en une seule prise. Lâché comme un jet de chique. Au final, ce disque est un document sonore brut de brut. Un truc qui file la gaule. Ce document sonore rehaussé par ses failles (production) est un contre-pieds exaltant à cette tendance qui veut que tout, même le bruit, soit maîtrisé, stérilisé et donc vidé de toute vie. Après Dèche Dans Face, Bordeaux révèle un autre de ces géniaux fous-furieux qui se moquent de manière respectueuse de ceux qu'ils vénèrent. [Dominique Mesmin]

Les Inrockuptibles - janvier 2000
Il y a quelques années, l'Américain Jon Spencer chantait "Eric Clapton must die" sur l'album Historia de la musica rock de Pussy Galore. A croire que ce disque s'est vendu par wagons entiers chez les disquaires de Bordeaux. Après Noir Désir (avatar du Gun Club à leurs débuts) ou les très sous-estimés Dèche Dans Face (succube des très très sous-estimés Doo Rag), l'homme- orchestre Petit Vodo est un autre de ces Bordelais qui ont décidé de rejoindre le Mississippi par la Garonne dans un fût de déchets toxiques. Au pays du blues à ventre mou (Patrick Verbecke, Paul Personne et Jean-Jacques Milteau...), Petit Vodo met ses tripes sur la table. A la fin de l'année dernière, il a sorti un premier mini-album de psycho-blues haut de gamme titré Monom (Vicious Circle/Pias), ce qui à l'envers se lit Monom. Normal : Petit Vodo fait tout à l'envers, adepte de la méthode de guitare Doo Rag (imprimée sur papier de verre), de la batterie à un fût de Bo Diddley et de la production au hachoir rouillé. Les fans de Paul Personne n'ont sans doute jamais entendu parler de Petit Vodo. C'est bon signe. [Stéphane Deschamps]

 


Les anglais l'aiment aussi le Petit Vodo ! Gaffe, ils vont nous le piquer ! Mais où est passée Jeanne Darc ? Do you speak english ? Read reviews appeared in the NME, Kerrang! & more

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