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The Full House Blues
(live)

label : Singe Bleu

support : CD

date de sortie : novembre 2010

 


Écouter des extraits musicaux


 

Présentation de Petit Vodo

Pendant des années, nombreux sont celles et ceux qui m’ont demandé quand est-ce qu’un album live allait enfin sortir. Pour tout avouer, je n’en avais pas très envie car je considère que les disques que je réalise doivent se distinguer des prestations scéniques. Certes un dvd live était sorti en 2006 "Lollipop’s Burning "  enregistré au Nouveau Casino de Paris lors d’une tournée en compagnie des autres artistes du label Lollipop Records. Mais les cinq ou six titres présents ne reflétaient pas, à mes yeux, ce que je vivais sur scène depuis 1998, au sein des villes et pays que je visitais avec mon bordel sonore. Ce live était un peu frustrant, il n’était qu’un arrêt sur image d’une époque.

En 2009, après une longue période de misère matérielle, j’ai eu besoin de me replonger dans les centaines d’enregistrements existants des merveilleux moments partagés avec le public. La tâche était rude car la plupart des enregistrements étaient assez médiocres ou immortalisés sur d’obscures supports (je tiens à remercier les anglais et les portugais qui m’ont envoyé les quelques perles rares perdues). Mais je ne me démonte pas pour si peu. Adepte depuis toujours des bidouillages soniques, j’ai fait entrer ces moments de pur bonheur oubliés dans les machines de mon home studio. Ainsi K7, mini-discs, cd rayés et autres prises de son improbables se sont vus dans l’obligation de cohabiter sur une seule bande stéréo.

J’ai passé plus de six mois à écouter, remixer, ré-ajuster, masteriser des milliers d’heures de garage sonore. En juin 2010, je me suis retrouvé avec plus de cent titres dans tous les sens. L’heure du choix avait sonné et malgré les demandes pressantes de nombreux familiers de mon travail d’éditer un coffret de tout, je décidais que mon premier album live devait trouver sa place dans la continuité de mes disques. Un objet à part entière. C’est pour cela que l’on trouve autant de titres inédits, d’expériences rares et souvent improvisée.

Le choix des titres fut difficile et je pris la décision de m’appuyer sur la notion de voyage à travers l’Europe. Il fallait que ce disque soit un témoin de ce que je vis à Londres, à Paris, à Bruxelles, à Lisbonne, etc. Par ailleurs, même si les titres présents sont pour la plupart issus de prestations en solo, je ne pouvais évacuer les versions en trio que ce soit avec les Majestic Double Nips ou Freaktone.

Tout devait commencer par Londres. La voix de Joe Cushley me présentant dans le mythique Spitz Club de Londres sonnait comme une évidence. C’est en effet en grande partie grâce à ce génial journaliste anglais de Mojo Magazine, que ma « carrière » britannique est si riche depuis plus de dix ans.

Et tout devait finir par Bordeaux, ma ville, là où paradoxalement tout à débuter en 1997.

Entre ces deux moments, la folie. La folie et la sueur. Les publics, les grands espaces et les pires bas-fonds du trash blues à travers l’Europe. J’ai un souvenir parfait pour chaque moment vécus sur ces scènes, seul ou accompagné. Je regrette juste qu’il n’existe pas d’enregistrements de mes concerts suisses avec T-Model Ford, ainsi que ceux avec Mike Patton à l’Elysée Montmartre ou encore avec mes amis de toujours Penthouse et Bone Box en Ecosse et au Pays de Galles.

La France n’est pas en reste, car même si je pense et toujours pensé que c’était le pays pauvre du rock and roll, j’ai vécu des concerts incroyables et rencontré ici des publics frustrés que la musique que je joue ne soit pas (et ne sera jamais) inscrite au patrimoine culturel gaulois.

Pour finir ce propos, j’aimerai rassurer ceux qui témoignent autant d’affection envers mon travail : cet album n’est pas un testament.

Petit Vodo, janvier 2011

PS. : laisser trainer le dernier titre.

 


Chronique du webmaster

Va y avoir du blues sur les murs !

Pour tous ceux qui aiment la musique de Petit Vodo, après 4 albums officiels et 3 compiles d’inédits (soit une centaine de titres au compteur, quand même !) arrive, enfin,  l’album live !

Il s'appelle "The Full House Blues"… et décidément, Petit Vodo ne fait rien comme les autres ! Si généralement un album live, c'est un best of enregistré lors d'un seul concert, Petit Vodo, lui, a décidé de nous servir 14 titres issus d’une dizaine de prestations. Cette rétrospective de 10 années de scène en France et en Europe a la particularité d'offrir pas moins de 6 titres inédits* ! Et aussi incroyable que cela puisse paraître, des titres d'une efficacité redoutable en live, tels que "Relaxxx", "Big Star", "Riders And Mojo", "Right And Lovely Sorrows", "Morning Train", "Somebody's Dream" ou encore le génial "Allright", sont absents de la tracklist !!!

Autre bizarrerie : la pochette. Elle est des plus insolites puisque l'on peut y voir un gros poisson rouge sur un vélo !?! On est donc bien loin des habituels artworks ornant un album live et de l'imagerie inhérente aux clichés du blues. De toute façon, malgré son titre, "The Full House Blues" n'est pas un album de blues conventionnel (je vous l'ai déjà dit, il fait rien comme les autres). Non, c'est plutôt une putain de sauvagerie rock'n'roll ! Pas de titres acoustiques ou intimistes, non, ici tout est électrifié à 10.000 volts et joué tout à fond live !

L'inédit "Like A Puppet" ouvre donc cet album avec un rythme mid tempo, sur lequel Petit Vodo y affute ses futs, aiguise ses guitares, réalise quelques vocalises… c'est pour mieux te chauffer les tympans, mon enfant !

Pied au plancher, on enchaîne avec cette tuerie qu'est "Georgia Woman" (titre en téléchargement gratuit sur ce site depuis 2000 !). Ce bordel organisé à fond la caisse est exécuté avec une parfaite maîtrise. Et dire que ce mec-là, fait ça tout seul sur scène !

Suit "Don't call Me", qui grésille juste ce qu'il faut avec sa guitare scie circulaire et donne des fourmis dans les jambes. Jambes qui vacillent quand arrive "PoorDavyCrocketTravels", tous les potards dans le rouge, le son est énooôoorme ! Les cordes vocales en barbelés de Petit Vodo déchirent la puissante rythmique rampante, sale et lourde, façonnée par le duo Freaktone. C'est si suffoquant que "Paw Paw", fait figure de titre allégé avec sa frappe lo-fi très punk. Moi ça me donne envie de pogoter dans le salon et de tout déglinguer à grands coups de lattes (oui la folie est communicative ! Oui je suis un ancien punk !). Mais ce moment de légèreté ne dure pas longtemps, Petit Vodo et les Freaktone nous replonge la tête dans la lave noise rock d'un "Bloo" vraiment très sombre et groovy.

On reprend sa respiration sur "Shake it", qui est joué moins fort que le reste de l'album : minimaliste mais complètement barré avec ses cris de coyote en rut, contrastant avec "Be My Babe", rockabilly tout en colère rentrée, mais pas moins hystérique.

C'est alors que Petit Vodo enfourche la moto de Ghost Rider sur "Sugar Sugar" et brûle tout sur son passage… Ce rock & roll, sale & violent, roule roue arrière à 100 à l'heure. Et la vitesse devient une obsession, au point qu'il cherche à s'envoler sur le fast & furious "Try To Fly", en menant son frénétique solo de guitare à la baguette. Et sa santé mentale ne s'améliore pas sur l'ardent "Sucker Dog" avec ses samples de chiens enragés. Même avec une muselière n'approchez pas, cet homme est dangereux !

Toute cette folie furieuse mérite bien un petit tour à l'asile psychiatrique : enserré dans sa camisole de force, le patient Vodo nous laisse entrevoir ses délires schizophrènes sur le mid tempo travaillé de "Big Bad Swamp". Puis sanglé sur son lit de guitares, la séance d'exorcisme "With The Devil Outside" laisse échapper les voix intérieures de son corps possédé. Inquiétant et beau à la fois. Ces deux titres, c'est un peu le calme (tout relatif) avant la tempête "A Black Girl In My Heart", sur laquelle on retrouve les Freaktone en support band… et là, ça frappe vraiment fort, c'est rapide et saturé à mort, le groupe donne tout pour le dernier morceau du show (et hélas de cet album)…

J'avais des soupçons, désormais j'en suis certain : Petit Vodo est un psychopathe  ! En entrant dans "The Full House Blues" on ne sait pas vraiment si l'on va en ressortir vivant… caché derrière le masque d'Hannibal Lecter, Petit Vodo nous poursuit en poussant des hurlements de malades mentales, fait tourner sa guitare au-dessus de sa tête, comme Leatherface le fait avec sa tronçonneuse, et il tranche dans le blues. Une vraie boucherie ! Ouai la maison est pleine de blues ! sur les murs ! plein partout ! Appelez Dexter !

jAm

* titres inédits : "Like A Puppet", “Don't Call Me”, “Bloo”, “Be My Babe”, “Big Bad Swamp”, “The Devil Outside



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