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Sixty Nine Stereovox

label : Vicious Circle/Butcher's Wig Records

supports : CD/LP

date de sortie : 17 avril 2000

ASIN : B00004SZLQ

 

Écouter des extraits musicaux



Présentation de Petit Vodo

"Sixty Nine Stereovox" est sorti en 2000 simultanément en France et en Grande Bretagne sous un packaging original, à savoir un digipack en 3 volets. La version australienne est sortie en 2001 outre le fait d'etre estampillé EMI Music Australia, la seule différence tient dans le packaging : en effet, nous avons opté pour un support classique de boitier cristal transparent avec une version en livret de l'intérieur du digipack français. De plus le disque est blanc inscrit de rouge comme le single "Sucker Dog" français. "69 Stereovox" c'est l'aventure de deux années dans ma vie. Il existe une personne qui connait en détails la signification de chacun des 11 titres de l'album. C'est Katimini d'Abus Dangereux, car ce fut le sujet  de notre discussion dans un train qui nous mena de Manchester à Londres un printemps pluvieux. Elle avait pris des notes. Si quelqu'un doit un jour raconter cette histoire (et bien d'autres encore) ce sera sûrement Katimini.


Commentaires du webmaster

Ha quelle claque ! C'est tout à fait par hasard que je découvre la musique de Petit Vodo en avril 2000. Sixty Nine Stereovox était en écoute à la Fnac de Dijon. Je pose le casque sur mes oreilles et dès le premier titre (Grey) le coup de foudre ! J'étais déjà fan des artistes garage de Crypt Records (Jon Spencer, Dirtys, Revelators, Oblivians) et du blues déviant du label Fat Possum. Il était alors impossible d'écouter ces albums, sur le net ou ailleurs, c'était encore l'époque où on achetait les disques à l'aveuglette (où plutôt à la "sourdette")… et là, à la Fnac, au milieu des CD de variétoche et des poids lourds pop rock, U2 et consorts, il y avait ce skeud de punk blues déjanté avec ses guitares barrées et ses cris de psychopathes.… C'était formidable ! Fou ! Je suis resté scotché à la borne d'écoute pendant les 11 titres, à taper du pied et à hocher de la tête. J'étais halluciné comme David Vincent qui vient de voir un extraterrestre. Je me suis empressé d'acheter cet ovni que j'ai écouté en boucle des milliers de fois. Il me fallait maintenant révéler à un monde incrédule l'existence de Petit Vodo et c'est ainsi que je me suis improvisé webmaster ! [jAm]


Chroniques de presse

Rock & Folk - mars 2000
Après un premier essai remarqué ('Monom') [...], le Petit Vodo de Bordeaux (Gironde) revient faire des siennes. Muti-instrumentiste, fan de blues et de dub, il joue toujours de tout en même temps. Pour bien faire, il faudrait parler de Bo Diddley et des Modern Lovers, de Tom Waits et de Rémy Bricka, de Vibroboy et de Jean-Michel Jarre. Histoire de peaufiner, il serait judicieux d'ajouter que l'esprit du Vodo est proche de l'écurie roots Fat Possum, en prise directe avec les doux dingues de Doo Rag et, plus spécifiquement, du cousin attardé Bog Log III (celui qui joue avec un casque de moto sur la tronche). Plus près de chez nous, il n'est pas interdit de reposer sur son Teppaz les disques de Dèche Dans Face. Bref, le bric-à-brac de '69 Stereovox' n'a rien à voir avec Brok, Schnok ou qui que ce soit d'autre. Ce mec connait le blues et sa souffrance n'est jamais une douleur pour les autres. Pas prêt à composer pour Jojo, il préfère se lancer dans une relecture crédible d'un standard boogie de RL Bumside ('Georgia Woman") ou se rouler des rythmiques mécaniques avec samples de "Beating Around The Bush" à l'intérieur ('Scotty Chery). Son affaire est menée avec un goût de l'expérimentafion originale - le début et la fin de cet album sont complètement barges - et un sens de l'humour qui ne prennent jamais le pas sur la sincérité. Petit mais costaud, l'homme est souvent à deux doigts de l'explosion, mais sait se retenir in extremis ('Big Like That'). Salace, Petit Vodo est également un ami des bêtes ('Sucker Dog', "Spam Cow). Quelqu'un pour envoyer le disque à Brigitte Bardot ?
[Vincent Hanon]

Rock Sound - mars 2000
Le Petit Vodo est un animal à trente pattes, d'origine bordelaise, qui conjugue en même temps blues et dissonances sur une batterie, une guitare, un harmonica et un sampler. Sorte de Jon Spencer Blues Explosion à lui tout seul, ce Rémy Bricka Io-fi a certainement une culture qui échappe à beaucoup : celui d'un blues de l'an 2000 déjanté et concassé. Plus celui de Doo Rag que de Patrick Verbeke ; celui qui part en déconfiture totale, parfois justement emmené par une voix crâneuse et sexy ("Spam Cow"). On pense au Beck de "One Foot In The Grave", mais on rêve aussi de la renaissance blues new-yorkaise (Boss Hog et consorts), de son émigration éventuelle vers les Landes, car c'est là-bas qu'est installé le Petit Vodo, à quelques encâblures de Bordeaux (la ville de Dèche Dans Face). Petit Vodo joue certainement un rôle dans une histoire qui n'est pas la sienne, mais bon sang, qu'est-ce qu'il le joue bien ! [Thomas Vandenberghe]

www.sefronia.com - 22.03.2000
Les influences commencent par se bousculer, petit frère des Stooges, pendant blues bricoleur des Trashmen (les joyeux manipulateurs rock hystériques de l'hymne surf "Surfin bird"), contaminé par le virus Bo Diddley (le beat syncopé) mais catégorie écho grinçant d'outre-tombe. Puis Petit Vodo, son harmonica gémissant et sa guitare saturée minimaliste qui repeint consciencieusement le fond du squat, cousin destroy de Remi Bricka (il joue de tout) planté au beau milieu du rock-blues des sixties anglaises (versant Stones, Pretty Things ou Them), impose sa marque et les influences deviennent clins d'oeil. "Sucker dog" rappelle le bon Captain Beefheart, "1969" (rien à voir avec celui des Stooges, quoique...) est éructé à la manière de Van Morrison dans "Gloria", "Ladies in my head" est oppressant, suffocant, empli de bzzz électroniques et quasiment sous assistance vocale respiratoire, "Spam cow" exhale des relents obsessionnels et de fascinants vocaux, "Shake it" barbouille de piment "I'm a man" du Spencer Davis Group (la descente d'accords, le riff d'orgue, tout y est, en orgasme pris en pleine poire), "Scotty cherry" est englouti sous son chant en apnée, R.L. Burnside ressort revitalisé (impressionnante reprise de "Georgie woman" en sandwich au sable à la mode Suicide)... Au contraire de l'enragé Jon Spencer se concentrant sur l'énergie, Petit Vodo est dans un monde à part aux règles connues de lui seul, d'où filtre une musique obsessionnelle à la finesse planquée. A sa manière, comme en leur temps les Cramps, il réinvente le rock et c'est une nouvelle franchement réjouissante. 9/10 [François Branchon]

www.voir.ca - 7 juin 2001
Petit Vodo est peut-être la dernière chose à laquelle on s'attendait de la part d'un Français originaire de Bordeaux. On pourrait parler de French Blues Explosion Touch qu'on ne serait pas très loin de la vérité. Derrière ce one-man band disjoncté, il y a un peu de Beck, beaucoup de Jon Spencer et certainement pas mal de Fat Possum. Blues moderne, sauvage et charnel, trituré par des procédés technologiques et domestiques (il joue même de la bouilloire!), le cirque sonore de Sébastien Chevalier (son vrai nom) revendique le droit à la "trashitude" et porte bien haut le flambeau du rock'n'roll infesté d'échantillonnages, d'harmonica, de bidouillages radio et d'effets vocaux. Une vraie découverte que même les Anglais semblent avoir adoptée. Sacré Français... [Eric Parazelli]

Abus Dangereux
Le vrai premier album de l'homme aux 8 mains et 3 pieds ! Un disque audacieux et riche, croisement hybride entre le Jon Spencer Blues Explosion, Tom Waits et les pures sangs de l'écurie Fat Possum. Un blues trashy, vigoureux et innovant, qui invite invariablement aux pas de danse et aux déhanchements lascifs, voire suggestifs.

Magic ! mars 2000
Petit Vodo doit maudire les lois de l'évolution des espèces. Si l'humain disposait encore d'un appendice caudal, il l'utiliserait certainement pour jouer du triangle. Mais Petit Vodo, sûrement traumatisé par la vision d'une sculpture de Shiva, fait ce qu'il peut pour s'occuper les membres, usant simultanément de la batterie, de l'harmonica, des samples, de la guitare et de la voix pour jouer son blues sauvage et son rock ultra-archaïque. Un peu de fun et de performance pour titiller les racines, ce qui semble être, ces derniers temps, la seule méthode viable de jouer du rock - Jon Spencer et Make Up en sont en tout cas persuadés. Moins bordélique que l'album précédent, mais toujours un peu bourbeux, Petit Vodo a cette fois dépassé le simple concept pour élaborer quelques morceaux intensément mélodiques. Malheureusement, ce sont toujours le traitement, les arrangements et l'attitude qui font le grand intérêt de cette redécouverte du blues plus vraie que nature. D'ailleurs, Petit Vodo ne déparerait pas au côté de RL Burnside dont il reprend Georgia Woman ou de tous les papys chenus et allumés du label Fat Possum, ce qui est sûrement le plus beau compliment qu'on puisse lui faire. [Philippe Richard]

www.popnews.com - juillet 2000
Les amplis qui crient et les guitares qui s'affolent, les habitués du Jon Spencer Blues Explosion se retrouveront à l'aise dans ce disque. C'est à grands coups de latte dans les côtes que l'homme orchestre de Petit Vodo réveille le blues et le fait groover pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, ce sont les mouvements incontrôlés que le corps effectue aux accents dérangés de cette musique diabolique, le pire c'est la fatigue que ce même corps éprouve à la fin de cet album tant il est dense. A la manière de Doo Rag, le son est riche et sans concession, énergique et déjanté. Seul et livré à lui-même, la pieuvre humaine qu'est Sébastien Chevalier jongle avec les instruments, son sampler et le micro. Parfois une choriste apparaît dans le décor, à moins que Sébastien n'ait un registre de voix particulièrement développé. Monstre de foire au charisme impressionnant, condensé de jus d'énergie, ce disque est à réserver aux plus courageux qui aiment mouiller le maillot (c'est vrai quoi, je n'ai plus vingt ans, non plus...). [Gildas Faché]

Compact #4 - Juin 2000
Électro Bricolage & Rock Artisanal. Maman, c'est génial, les défuntes et honteusement sous-estimées Sirens Of 7th Avenue viennent de se réincarner dans le corps frêle et malingre d'un Bordelais de génie surnommé Petit Vodo et qui joue de presque tout sur son disque, attention,  la liste est impressionnante : guitars (seul un certain Bling lui file un coup de main sur le titre "Ladies In My Head"), drums, vocals, mister 12 % (???), radio, harmonicas, samplers, scratches, space echo & kettle -rien que cela ! Les 45 années de rock and roll s'entrechoquent, s'interpénètrent et forniquent en toute liberté sur cette magistrale preuve que non, tout n'avait pas encore été dit, même qu'apparemment, il reste des horizons vierges à explorer. Bon sang, quelle claque, enfin une vraie oeuvre extra-terrestre. - À ranger entre les Sirens et R. Stevie Moore. [TS]

Sud-Ouest - 12 mars 2000
Bûcheron moderne > Cette saison, le bordelais trash-blues tournera plus outre-Manche qu'en France, et publie son second opus, simultanément dans les deux pays. Si Petit Vodo fait tout lui même, guitare, batterie, harmonica, échantillons et un peu de mixage, il doit beaucoup à la vogue du blues réactualisé et excitant de l'américain jon Spencer; et vaguement à l'univers brinquebalant de Tom Waits. Avec plein d'effets sur sa voix, en anglais, il aboie, flagelle et tronçonne à outrance son matériau, au final fortement déjanté. "1969" plaira aux rockers éternels. D'autres titres séduiront la génération actuelle, à cause de leur aspect moderne, avec reprise de R.L. Burnside. [P. Sz.]

Longueur d'ondes #5 - avril/juin 2000
Le phénomène homme-orchestre récidive pour un album onze titres sans concession. La formule est connue : blues, trash et dérision. On le dit partout, tout le temps, à tout bout de champ : "Que serait Petit Vodo sans Jon Spencer Blues Explosion ?" Sur Bordeaux, on ne peut occulter l'histoire Dèche Dans Face. Les références, c'est pratique, mais envahissant... En attendant, "69 stereovox" est distribué par Butcher's Wig en Angleterre, où Petit Vodo tourne fréquemment, et ça, il ne le doit qu'à son maousse talent. [Bruno Aubin]

Presto ! # 40/41 - été 2000
On a beau dire qu'à l'heure de la mondialisation, on fait tous partie du même village, il n'empêche que l'embouchure de la Garonne ne sera jamais le détroit du Mississipi et que le bon-vivre du sud-ouest ne sera jamais le big easy de la Nouvelle Orléans. Tout ça pour dire que PETIT VODO est un gars d'ici qui fait de la musique de là-bas. On. pourrait jouer le puriste et écarter le truc en invoquant le terroir d'origine et l'AOC. Mais bon, il se trouve que j'ai un faible pour ce genre "d'imitation', un peu comme les Chanel Tunisien, les Lacoste Turcs, les Rolex Thaïlandaise... Petit Vodo possède l'érudition du moine copiste. Il connaît par coeur son Fat Possum (label de RL Burnside, André Williams ou T-Model Ford), son Jon Spencer, son Hasil Hadkins et sans doute plein d'autres trucs dont je ne soupçonne même pas l'existence. Fine bouche mais gosier pourri, le bougre prend un malin plaisir à aimanter toutes ses influences, telle la grue d'une casse. On reste dans le recyclage et on se dit qu'on aurait pu se faire gruger sans connaître le casier du. suspect. Du genre : écoute ce disque d'un redneck complètement allumé au bourbon/PCP. Mais une fois de plus la question n'est pas dans la filouterie, mais dans l'intérêt de cette représentation, du trouble que procure cette incarnation proche du travestissement. On a tous rêvé de savoir composer et de pouvoir interpréter la musique de ses idoles. Petit Vodo l'a fait. [Bertrand Lanciaux]

…491 # 48 - avril 2000
On jurerait que le Petit Vodo est tombé tout jeune dans la marmite bouillonnante du rock & blues sale et déjanté. On parierait aussi qu'il a écouté Jon Spencer Blues Explosion sans parler de R.L. Burnside, qu'il reprend dans cet album avec bonheur (Georgia Woman). Notre ami assume un malin plaisir à triturer dans tous les sens et agrémenter sa sauce d'harmonicas saturés, pédales wah wah et autres bottlenecks ivres de liberté. La voix reste greffée en arrière-plan comme s'il chantait avec la muselière d'Hannibal Lecter; elle sait aussi s'accompagner de cris et bruitages en tous genres, voire même de choeurs féminins aux réminiscences B'52 entraînantes (Big Like Hat). L'album se termine dans une cabine spatiale à la dérive et c'est Roger himself qui nous raconte l'envolée. Petit Vodo, maousse costo. [Zine]

Pump # 6 - mars 2000
Ca commence comme Not Fade Away des Stones mais en beaucoup plus roots, et après je me rends compte que le rock'n'roll est toujours vivant. Pour une chronique de dernière minute, j'ai écouté ce disque trois fois en boucle et je ne m'en lasse toujours pas. Imaginez un gars qui a écouté les Stones, Iggy Pop et les Stooges, le MC5, tout te blues rural des années 50, qui aime R.L. Burnside (dont il interprète un morceau d'ailleurs) et qui joue de tous les instruments présents sur l'album. Ce type est le Mad Max de ce que j'appellerai le blues garage. Sa volonté à s'extirper les tripes n'a d'égal que sa folie à jouer à toute berzingue. Sûr que si ce disque était sorti sur Fat Possum on en aurait déjà parlé, alors que les adeptes du blues qui carbonise se jettent sur ce disque !!! [Pitch]

Loco # 6 - mai 2000
L'unique point commun entre Rémi Bricka et Petit Vodo réside dans le fait de jouer seul. Pour le reste, à la beauferie de l'un s'impose le génie bricoleur de l'autre. Après la sortie d'un premier mini-Lp déjà fort réussi (Monom), l'homme qui a autant de bras que d'instruments sort donc un nouvel opus. «69 Stéréovox» semble, à la première écoute, beaucoup plus abouti que «Monom», même si l'esprit demeure inchangé. Petit Vodo aime John Spencer et le blues, qu'il aime à triturer et bidouiller dans tous les sens. A l'arrivée, ça donne une espèce de musique détraquée qui parait être remaniée sur l'instant, comme une improvisation enivrée. Les puristes du genre crieront au scandale et à la supercherie. Et alors ! "69 Stereovox" est l'Album Blues de l'année. Avis aux amateurs du genre !!!


Où l'acheter ?

VICIOUS CIRCLE BP 15 • 33031 Bordeaux Cedex • France
Tél. 05 57 59 14 13
Fax 05 57 59 14 18 http://www.viciouscircle.fr
vicious@wanadoo.fr Attention derniers exemplaires !

 

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