Présentation de Petit Vodo
"Sixty
Nine Stereovox" est sorti en 2000 simultanément en France et en Grande
Bretagne sous un packaging original, à savoir un digipack en 3 volets. La version australienne est sortie en 2001 outre le fait d'etre estampillé
EMI Music Australia, la seule différence tient dans le packaging : en
effet, nous avons opté pour un support classique de boitier cristal transparent
avec une version en livret de l'intérieur du digipack français. De plus
le disque est blanc inscrit de rouge comme le single "Sucker Dog"
français. "69 Stereovox" c'est l'aventure de deux années dans
ma vie. Il existe une personne qui connait en détails la signification
de chacun des 11 titres de l'album. C'est Katimini d'Abus Dangereux, car
ce fut le sujet de notre discussion dans un train qui nous mena
de Manchester à Londres un printemps pluvieux. Elle avait pris des notes.
Si quelqu'un doit un jour raconter cette histoire (et bien d'autres
encore) ce sera sûrement Katimini.
Commentaires du webmaster
Ha quelle claque ! C'est tout à fait par hasard que je découvre
la musique de Petit Vodo en avril 2000. Sixty Nine Stereovox était
en écoute à la Fnac de Dijon. Je pose le casque sur mes
oreilles et dès le premier titre (Grey) le coup de foudre ! J'étais
déjà fan des artistes garage de Crypt Records (Jon Spencer,
Dirtys, Revelators, Oblivians) et du blues déviant du label Fat
Possum. Il était alors impossible d'écouter ces albums,
sur le net ou ailleurs, c'était encore l'époque où
on achetait les disques à l'aveuglette (où plutôt
à la "sourdette")… et là, à la Fnac,
au milieu des CD de variétoche et des poids lourds pop rock, U2
et consorts, il y avait ce skeud de punk blues déjanté avec
ses guitares barrées et ses cris de psychopathes.… C'était
formidable ! Fou ! Je suis resté scotché à la borne
d'écoute pendant les 11 titres, à taper du pied et à
hocher de la tête. J'étais halluciné comme David Vincent
qui vient de voir un extraterrestre. Je me suis empressé d'acheter
cet ovni que j'ai écouté en boucle des milliers de fois.
Il me fallait maintenant révéler à un monde incrédule
l'existence de Petit Vodo et c'est ainsi que je me suis improvisé
webmaster ! [jAm]
Chroniques de presse
Rock
& Folk -
mars 2000
Après un premier essai remarqué ('Monom') [...], le Petit Vodo de Bordeaux
(Gironde) revient faire des siennes. Muti-instrumentiste, fan de blues
et de dub, il joue toujours de tout en même temps. Pour bien faire, il
faudrait parler de Bo Diddley et des Modern Lovers, de Tom Waits et de
Rémy Bricka, de Vibroboy et de Jean-Michel Jarre. Histoire de peaufiner,
il serait judicieux d'ajouter que l'esprit du Vodo est proche de l'écurie
roots Fat Possum, en prise directe avec les doux dingues de Doo Rag et,
plus spécifiquement, du cousin attardé Bog Log III (celui qui joue avec
un casque de moto sur la tronche). Plus près de chez nous, il n'est pas
interdit de reposer sur son Teppaz les disques de Dèche Dans Face. Bref,
le bric-à-brac de '69 Stereovox' n'a rien à voir avec Brok, Schnok ou
qui que ce soit d'autre. Ce mec connait le blues et sa souffrance n'est
jamais une douleur pour les autres. Pas prêt à composer pour Jojo, il
préfère se lancer dans une relecture crédible d'un standard boogie de
RL Bumside ('Georgia Woman") ou se rouler des rythmiques mécaniques
avec samples de "Beating Around The Bush" à l'intérieur ('Scotty
Chery). Son affaire est menée avec un goût de l'expérimentafion originale
- le début et la fin de cet album sont complètement barges - et un sens
de l'humour qui ne prennent jamais le pas sur la sincérité. Petit mais
costaud, l'homme est souvent à deux doigts de l'explosion, mais sait se
retenir in extremis ('Big Like That'). Salace, Petit Vodo est également
un ami des bêtes ('Sucker Dog', "Spam Cow). Quelqu'un pour envoyer
le disque à Brigitte Bardot ? [Vincent
Hanon]
Rock
Sound
-
mars 2000
Le Petit Vodo est un animal à trente pattes, d'origine bordelaise, qui
conjugue en même temps blues et dissonances sur une batterie, une guitare,
un harmonica et un sampler. Sorte de Jon Spencer Blues Explosion à lui
tout seul, ce Rémy Bricka Io-fi a certainement une culture qui échappe
à beaucoup : celui d'un blues de l'an 2000 déjanté et concassé. Plus celui
de Doo Rag que de Patrick Verbeke ; celui qui part en déconfiture totale,
parfois justement emmené par une voix crâneuse et sexy ("Spam Cow").
On pense au Beck de "One Foot In The Grave", mais on rêve aussi
de la renaissance blues new-yorkaise (Boss Hog et consorts), de son émigration
éventuelle vers les Landes, car c'est là-bas qu'est installé le Petit
Vodo, à quelques encâblures de Bordeaux (la ville de Dèche Dans Face).
Petit Vodo joue certainement un rôle dans une histoire qui n'est pas la
sienne, mais bon sang, qu'est-ce qu'il le joue bien ! [Thomas Vandenberghe]
www.sefronia.com
-
22.03.2000
Les influences commencent par se bousculer, petit frère des Stooges,
pendant blues bricoleur des Trashmen (les joyeux manipulateurs rock hystériques
de l'hymne surf "Surfin bird"), contaminé par le virus
Bo Diddley (le beat syncopé) mais catégorie écho
grinçant d'outre-tombe. Puis Petit Vodo, son harmonica gémissant
et sa guitare saturée minimaliste qui repeint consciencieusement
le fond du squat, cousin destroy de Remi Bricka (il joue de tout) planté
au beau milieu du rock-blues des sixties anglaises (versant Stones, Pretty
Things ou Them), impose sa marque et les influences deviennent clins d'oeil.
"Sucker dog" rappelle le bon Captain Beefheart, "1969"
(rien à voir avec celui des Stooges, quoique...) est éructé
à la manière de Van Morrison dans "Gloria", "Ladies
in my head" est oppressant, suffocant, empli de bzzz électroniques
et quasiment sous assistance vocale respiratoire, "Spam cow"
exhale des relents obsessionnels et de fascinants vocaux, "Shake
it" barbouille de piment "I'm a man" du Spencer Davis Group
(la descente d'accords, le riff d'orgue, tout y est, en orgasme pris en
pleine poire), "Scotty cherry" est englouti sous son chant en
apnée, R.L. Burnside ressort revitalisé (impressionnante
reprise de "Georgie woman" en sandwich au sable à la
mode Suicide)... Au contraire de l'enragé Jon Spencer se concentrant
sur l'énergie, Petit Vodo est dans un monde à part aux règles
connues de lui seul, d'où filtre une musique obsessionnelle à
la finesse planquée. A sa manière, comme en leur temps les
Cramps, il réinvente le rock et c'est une nouvelle franchement
réjouissante. 9/10 [François Branchon]
www.voir.ca
- 7 juin 2001
Petit Vodo
est peut-être la dernière chose à laquelle on s'attendait
de la part d'un Français originaire de Bordeaux. On pourrait parler
de French Blues Explosion Touch qu'on ne serait pas très loin de
la vérité. Derrière ce one-man band disjoncté,
il y a un peu de Beck, beaucoup de Jon Spencer et certainement pas mal
de Fat Possum. Blues moderne, sauvage et charnel, trituré par des
procédés technologiques et domestiques (il joue même
de la bouilloire!), le cirque sonore de Sébastien Chevalier (son
vrai nom) revendique le droit à la "trashitude" et porte
bien haut le flambeau du rock'n'roll infesté d'échantillonnages,
d'harmonica, de bidouillages radio et d'effets vocaux. Une vraie découverte
que même les Anglais semblent avoir adoptée. Sacré
Français... [Eric Parazelli]
Abus
Dangereux
Le vrai premier album de l'homme aux 8 mains et 3 pieds ! Un disque
audacieux et riche, croisement hybride entre le Jon Spencer Blues Explosion,
Tom Waits et les pures sangs de l'écurie Fat Possum. Un blues trashy,
vigoureux et innovant, qui invite invariablement aux pas de danse et aux
déhanchements lascifs, voire suggestifs.
Magic
! mars
2000
Petit Vodo doit maudire les lois de l'évolution des espèces. Si l'humain
disposait encore d'un appendice caudal, il l'utiliserait certainement
pour jouer du triangle. Mais Petit Vodo, sûrement traumatisé par la vision
d'une sculpture de Shiva, fait ce qu'il peut pour s'occuper les membres,
usant simultanément de la batterie, de l'harmonica, des samples, de la
guitare et de la voix pour jouer son blues sauvage et son rock ultra-archaïque.
Un peu de fun et de performance pour titiller les racines, ce qui semble
être, ces derniers temps, la seule méthode viable de jouer du rock - Jon
Spencer et Make Up en sont en tout cas persuadés. Moins bordélique que
l'album précédent, mais toujours un peu bourbeux, Petit Vodo a cette fois
dépassé le simple concept pour élaborer quelques morceaux intensément
mélodiques. Malheureusement, ce sont toujours le traitement, les arrangements
et l'attitude qui font le grand intérêt de cette redécouverte du blues
plus vraie que nature. D'ailleurs, Petit Vodo ne déparerait pas au côté
de RL Burnside dont il reprend Georgia Woman ou de tous les papys
chenus et allumés du label Fat Possum, ce qui est sûrement le plus beau
compliment qu'on puisse lui faire. [Philippe Richard]
www.popnews.com - juillet 2000
Les amplis qui crient et les guitares qui s'affolent, les habitués
du Jon Spencer Blues Explosion se retrouveront à l'aise dans ce
disque. C'est à grands coups de latte dans les côtes que
l'homme orchestre de Petit Vodo réveille le blues et le fait groover
pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, ce sont les mouvements
incontrôlés que le corps effectue aux accents dérangés
de cette musique diabolique, le pire c'est la fatigue que ce même
corps éprouve à la fin de cet album tant il est dense. A
la manière de Doo Rag, le son est riche et sans concession, énergique
et déjanté. Seul et livré à lui-même,
la pieuvre humaine qu'est Sébastien Chevalier jongle avec les instruments,
son sampler et le micro. Parfois une choriste apparaît dans le décor,
à moins que Sébastien n'ait un registre de voix particulièrement
développé. Monstre de foire au charisme impressionnant,
condensé de jus d'énergie, ce disque est à réserver
aux plus courageux qui aiment mouiller le maillot (c'est vrai quoi, je
n'ai plus vingt ans, non plus...). [Gildas Faché]
Compact #4 -
Juin 2000
Électro Bricolage & Rock Artisanal. Maman, c'est génial, les défuntes
et honteusement sous-estimées Sirens Of 7th Avenue viennent de se réincarner
dans le corps frêle et malingre d'un Bordelais de génie surnommé Petit
Vodo et qui joue de presque tout sur son disque, attention, la liste
est impressionnante : guitars (seul un certain Bling lui file un
coup de main sur le titre "Ladies In My Head"), drums, vocals,
mister 12 % (???), radio, harmonicas, samplers, scratches, space echo
& kettle -rien que cela ! Les 45 années de rock and roll s'entrechoquent,
s'interpénètrent et forniquent en toute liberté sur cette magistrale preuve
que non, tout n'avait pas encore été dit, même qu'apparemment, il reste
des horizons vierges à explorer. Bon sang, quelle claque, enfin une vraie
oeuvre extra-terrestre. - À ranger entre les Sirens et R. Stevie Moore.
[TS]
Sud-Ouest
- 12
mars 2000
Bûcheron moderne > Cette saison, le bordelais trash-blues tournera
plus outre-Manche qu'en France, et publie son second opus, simultanément
dans les deux pays. Si Petit Vodo fait tout lui même, guitare, batterie,
harmonica, échantillons et un peu de mixage, il doit beaucoup à la vogue
du blues réactualisé et excitant de l'américain jon Spencer; et vaguement
à l'univers brinquebalant de Tom Waits. Avec plein d'effets sur sa voix,
en anglais, il aboie, flagelle et tronçonne à outrance son matériau, au
final fortement déjanté. "1969" plaira aux rockers éternels.
D'autres titres séduiront la génération actuelle, à cause de leur aspect
moderne, avec reprise de R.L. Burnside. [P. Sz.]
Longueur
d'ondes #5 - avril/juin 2000
Le phénomène homme-orchestre récidive pour un album onze titres sans concession.
La formule est connue : blues, trash et dérision. On le dit partout, tout
le temps, à tout bout de champ : "Que serait Petit Vodo sans Jon
Spencer Blues Explosion ?" Sur Bordeaux, on ne peut occulter
l'histoire Dèche Dans Face. Les références, c'est pratique, mais envahissant...
En attendant, "69 stereovox" est distribué par Butcher's
Wig en Angleterre, où Petit Vodo tourne fréquemment, et ça, il ne le doit
qu'à son maousse talent. [Bruno Aubin]
Presto
! #
40/41
- été 2000
On a beau dire qu'à l'heure de la mondialisation, on fait tous partie
du même village, il n'empêche que l'embouchure de la Garonne ne sera jamais
le détroit du Mississipi et que le bon-vivre du sud-ouest ne sera jamais
le big easy de la Nouvelle Orléans. Tout ça pour dire que PETIT VODO est
un gars d'ici qui fait de la musique de là-bas. On. pourrait jouer le
puriste et écarter le truc en invoquant le terroir d'origine et l'AOC.
Mais bon, il se trouve que j'ai un faible pour ce genre "d'imitation',
un peu comme les Chanel Tunisien, les Lacoste Turcs, les Rolex Thaïlandaise...
Petit Vodo possède l'érudition du moine copiste. Il connaît par coeur
son Fat Possum (label de RL Burnside, André Williams ou T-Model Ford),
son Jon Spencer, son Hasil Hadkins et sans doute plein d'autres trucs
dont je ne soupçonne même pas l'existence. Fine bouche mais gosier pourri,
le bougre prend un malin plaisir à aimanter toutes ses influences, telle
la grue d'une casse. On reste dans le recyclage et on se dit qu'on aurait
pu se faire gruger sans connaître le casier du. suspect. Du genre : écoute
ce disque d'un redneck complètement allumé au bourbon/PCP. Mais une fois
de plus la question n'est pas dans la filouterie, mais dans l'intérêt
de cette représentation, du trouble que procure cette incarnation proche
du travestissement. On a tous rêvé de savoir composer et de pouvoir interpréter
la musique de ses idoles. Petit Vodo l'a fait. [Bertrand Lanciaux]
491
# 48 - avril 2000
On jurerait que le Petit Vodo est tombé tout jeune dans la marmite bouillonnante
du rock & blues sale et déjanté. On parierait aussi qu'il a écouté
Jon Spencer Blues Explosion sans parler de R.L. Burnside, qu'il reprend
dans cet album avec bonheur (Georgia Woman). Notre ami assume un malin
plaisir à triturer dans tous les sens et agrémenter sa sauce d'harmonicas
saturés, pédales wah wah et autres bottlenecks ivres de liberté. La voix
reste greffée en arrière-plan comme s'il chantait avec la muselière d'Hannibal
Lecter; elle sait aussi s'accompagner de cris et bruitages en tous genres,
voire même de choeurs féminins aux réminiscences B'52 entraînantes (Big
Like Hat). L'album se termine dans une cabine spatiale à la dérive et
c'est Roger himself qui nous raconte l'envolée. Petit Vodo, maousse costo.
[Zine]
Pump
# 6 - mars 2000
Ca commence comme Not Fade Away des Stones mais en beaucoup plus roots,
et après je me rends compte que le rock'n'roll est toujours vivant. Pour
une chronique de dernière minute, j'ai écouté ce disque trois fois en
boucle et je ne m'en lasse toujours pas. Imaginez un gars qui a écouté
les Stones, Iggy Pop et les Stooges, le MC5, tout te blues rural des années
50, qui aime R.L. Burnside (dont il interprète un morceau d'ailleurs)
et qui joue de tous les instruments présents sur l'album. Ce type est
le Mad Max de ce que j'appellerai le blues garage. Sa volonté à s'extirper
les tripes n'a d'égal que sa folie à jouer à toute berzingue. Sûr que
si ce disque était sorti sur Fat Possum on en aurait déjà parlé, alors
que les adeptes du blues qui carbonise se jettent sur ce disque !!! [Pitch]
Loco
# 6
- mai 2000
L'unique point commun entre Rémi Bricka et Petit Vodo réside
dans le fait de jouer seul. Pour le reste, à la beauferie de l'un
s'impose le génie bricoleur de l'autre. Après la sortie
d'un premier mini-Lp déjà fort réussi (Monom), l'homme
qui a autant de bras que d'instruments sort donc un nouvel opus. «69
Stéréovox» semble, à la première écoute,
beaucoup plus abouti que «Monom», même si l'esprit demeure
inchangé. Petit Vodo aime John Spencer et le blues, qu'il aime
à triturer et bidouiller dans tous les sens. A l'arrivée,
ça donne une espèce de musique détraquée qui
parait être remaniée sur l'instant, comme une improvisation
enivrée. Les puristes du genre crieront au scandale et à
la supercherie. Et alors ! "69 Stereovox" est l'Album Blues
de l'année. Avis aux amateurs du genre !!!
Où l'acheter ?
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